jeudi, 06 mars 2008

Poésie et politique

Hier matin, Jacques Pradel recevait sur Europe 1 Nicolas Charbonneau pour son livre  La V° république pour les nuls.

A cette occasion, entre diverses anecdotes, a été évoquée l’affaire Gabrielle Russier. Pour les plus jeunes des lecteurs à qui cette histoire ne dit rien, voir ici.

Il a été rappelé la conférence de presse de Georges Pompidou, alors président en exercice, au cours de laquelle un journaliste lui demanda ce qu’il pensait de cette affaire.

Voici sa réponse :

« Je ne vous dirai pas tout ce que j'ai pensé sur cette affaire. Ni même d'ailleurs ce que j'ai fait. Quant à ce que j'ai ressenti, comme beaucoup, eh bien,

Comprenne qui voudra !

Moi, mon remords, ce fut

la victime raisonnable

au regard d'enfant perdue,

celle qui ressemble aux morts

qui sont morts pour être aimés.

C'est de l'Éluard. Mesdames et Messieurs, je vous remercie »

Cela se passait en septembre 1969 et on ne peut s’empêcher de voir, presque quarante ans plus tard, la distance qui sépare  ce président lettré de son lointain successeur, notre contemporain, dont les références et le style relèvent, disons… d’un registre plus familier.  Inutile de revenir sur le salon de l’agriculture – la vidéo a été vue et revue – mais j’aimerais citer une autre anecdote aussi révélatrice de ce que nos élus font de la culture en général et de la poésie en particulier.

« Lorsque Nicolas Sarkozy évoque une visite de campagne à Charleville-Mézières, il parle fonderie, industrie : « les gens accrochent, je vous garantis qu’ils accrochent, Dominique ! ». Villepin répond : « Il y a Rimbaud, aussi. – Rimbaud ? – A Charleville-Mézières. – Oui, après, évidemment, Dominique, il faut savoir si on fait de la poésie ou de la politique ». 

Rapporté dans Des hommes d'Etat  de Bruno Le Maire, Editions Grasset

 

Justement, Georges  Pompidou, il faisait les deux.

 

podcast
Charles Aznavour - Mourir d'aimer

 

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Ch'timania

Le panneau d'entrée de "Bergues" volé

L'effet "Bienvenue chez les Ch'tis" ne cesse décidément pas de prendre de l'ampleur. Hier soir, l'un des panneaux signalant l'entrée dans la ville de Bergues a été dérobé. 

Source : La Voix du Nord

Dieu a changé d'adresse

311399341.jpgEn voici la preuve...